Le syndrome du vestiaire : quelles solutions à vos complexes ?

Quel homme n’a jamais comparé son sexe à celui de ses partenaires de football une fois l’heure de la douche arrivée ? Malheureusement, ce concours implicite peut entraîner, chez certains, une gêne voire le complexe de voir leur sexe plus petit que celui de leur confrère : le syndrome du vestiaire.

Qu’est-ce que le syndrome du vestiaire ?

Le syndrome du vestiaire, ou dysmorphophobie génitale, n’est autre que le complexe qu’éprouvent certains hommes concernant la taille de leur pénis. Or, le pénis représente un signe de virilité et de fertilité, et reste un sujet de conversation privilégié dans le milieu masculin.

Et pourtant, contrairement aux références pornographiques hors normes, la taille moyenne du sexe masculin en France est de 9,16 cm au repos et 13,12 cm en érection, bien loin de celle des acteurs de films classés X.

Les hommes souffrant du syndrome du vestiaire évitent donc toute situation où leur intimité serait exposée à leurs pairs, généralement les douches collectives et les vestiaires, d’où le nom donné à ce complexe.

Pourtant, la plupart d’entre eux ont un sexe de taille moyenne, bien loin de correspondre à celle correspondant à un micro-pénis, autrement dit un sexe d’une longueur inférieure à 5,2 cm au repos et à 8,5 cm en érection.

Le syndrome du vestiaire est donc, généralement, infondé, ce qui n’empêche pas ceux qui en souffrent d’éviter les situations d’exposition voire de s’isoler, ce qui ne fait que majorer leur sentiment d’infériorité.

Cela peut également avoir des répercussions sur leur vie intime, les hommes pensant, à tord, que la taille de leur pénis influe sur le plaisir sexuel de leur partenaire. Rassurez-vous Messieurs, ces dames sont bien plus sensibles à vos mouvements de bassins et à vos préliminaires qu’à la taille de votre sexe !

Lire aussi : A quel âge le pénis cesse-t-il de grandir ?

Quels sont les causes du petit pénis ?

Au-delà du syndrome du vestiaire, qui est un trouble psychologique lié à un complexe physique, le micro-pénis, lui est une réalité. Parmi les principales causes évoquées pouvant entraîner une croissance ralentie du pénis, notons :

  • l’insensibilité à certaines hormones masculines (androgènes)
  • les causes environnementales, telles que l’exposition de la mère enceinte à des insecticides, ayant pour conséquences une perturbation du développement du foetus
  • des malformations chromosomiques

Si le vécu réel d’avoir un micro-pénis et la sensation d’être mal doté par la nature peuvent entraîner un mal-être similaire, les traitements sont bien différents dans ces deux cas de figure.

Les solutions à votre complexe de grandeur

Pour un homme dont le sexe correspond aux critères du micro-pénis, certaines solutions de rallongement du sexe existent. Des opérations de chirurgie peuvent vous être proposées, la plus courante étant la section du ligament supérieur de la verge : une fois ce ligament coupé, la promesse est de gagner entre 2 et 3 cm de longueur.

Pour les hommes en surpoids, dont le ventre fait paraître leur sexe plus petit, il peut être également proposée une lipo-succion du bas-ventre, qui permettra de faire ressortir la verge davantage.

Face à un syndrome du vestiaire, donc un trouble de l’image de son propre corps, aucune solution chirurgicale ne peut être proposée puisque la taille du sexe est correcte. Seule l’image que l’homme en a est déformée.

Dans ce cas, c’est une prise en charge psychologique qui paraît la plus adaptée. Il pourra ainsi lui être proposé des exercices d’affirmation de soi et de modification de l’image corporelle. Issus des thérapies comportementales et cognitives, des exercices d’exposition pourraient s’avérer efficaces : l’homme souffrant du syndrome du vestiaire se rendra rapidement compte que la vision de son sexe, par d’autres hommes, ne suscite aucunement les moqueries.

Le syndrome du vestiaire : quelles solutions à vos complexes ?
3.7 (73.33%) 3 votes